jeu. Déc 12th, 2019

Gabon : Téléchargez le Schéma Directeur pour la Reconstruction de la Dignité gabonaise

LA DIGNITÉ se définit comme : « Le Respect que mérite quelqu’un ou quelque chose par son attitude empreinte de réserve, de gravité, inspirée par la noblesse des sentiments ou par le désir de respectabilité ! C’est « savoir dire NON ! Et refuser de tolérer l’injustice, le vol, le passe-droit, le mensonge, l’hypocrisie, le désordre, la corruption ou répondre à des insultes par des insultes. »

Libreville, le 02 Octobre 2019

Cher(e) Compatriote,

Permets-moi de te partager la vision du jeune gabonais de 33 ans que je suis.

A cet âge, et contrairement à la pensée populaire qui voudrait condamner les « rêveurs », l’individu est censé avoir atteint toutes ses maturités. Ailleurs, certains parleraient de l’âge du Christ.

Le plus emblématique de tous les rêves étant celui de nos amis américains. Ce dernier est défini comme « l’idée selon laquelle n’importe quelle personne vivant aux États-Unis, par son travail, son courage et sa détermination, peut devenir prospère. »

Un pays qui cesse de rêver peut-il prétendre à un avenir prospère ? Le monde idéel nous soumet en permanence des défis à transposer dans la réalité. Tout ce qui est fait par l’Homme a été un rêve à réaliser !

Pour la petite histoire, c’est le milieu de l’aviation qui m’interpelle le mieux.

Connais-tu les frères Orville et Wilbur Wright ? Nous sommes toujours aux Etats-Unis…

Un article du journal « Les Echos », publié en 2003, nous en dit davantage, lisons :

______________________________

Les frères Wright et l’avion :

Ils sont les Castor et Pollux de l’histoire de l’aviation. Orville et Wilbur Wright sont les fils très aimés d’un pasteur militant contre l’alcoolisme et l’esclavage. Ils se passionnent successivement pour l’imprimerie, pour le vélo et pour l’avion. Leur premier modèle d’un « plus-lourd-que-l’air » ressemblera d’ailleurs à un vélo avec des ailes… Il faudra de multiples expériences et d’intenses échanges techniques avec les précurseurs européens pour que commence vraiment l’aventure de l’aéronautique.

Un canular » ! C’est en ces termes qu’en décembre 1903, le très sérieux « Scientific American Magazine » salue « l’exploit » d’Orville et Wilbur Wright. Quelques jours plus tôt, après une série d’échecs, les deux frères ont pourtant bel et bien réalisé, devant témoins, le premier vol à bord d’un avion à moteur de 12 chevaux. Pendant moins d’une minute, l’appareil a parcouru la distance phénoménale de 260 mètres avant d’être contraint de se poser. Le couronnement de plusieurs années d’efforts et de recherches obstinés.

« Wilbur et Orville sont aussi inséparables que s’ils étaient des jumeaux. Depuis plusieurs années, ils ont lu, étudié, discuté et fait des expériences ensemble. L’un et l’autre ont un égal mérite dans ce qui vient de se passer. »

Contrairement à la presse, Milton Wright n’a jamais douté une seule seconde que ses deux fils mèneraient à bien leur projet. Pendant des années, il a suivi pas à pas leurs progrès, notant dans son journal tout ce qui lui semblait important.

(Source : https://www.lesechos.fr/2003/08/15-les-freres-wright-et-lavion-1058896)

__________________________________

Voici des « Rêveurs » qui ont subi moqueries et paroles susceptibles de les décourager, ou de les éloigner d’une mission dont ils se sentaient investis ; tournés en dérision dans la presse de l’époque avant que l’Histoire ne les réhabilite.

Puisqu’aujourd’hui, « On estime qu’il y a 20 000 avions de ligne en état de voler dans le monde, et que chaque avion fait environ 4 vols par jour. Cela représente 5000 avions dans le ciel à tout moment, on peut estimer le nombre de personnes qui sont dans un avion à un moment donné

(Source : https://www.planetoscope.com/Avion/750-nombre-de-vols-d-avions-commerciaux-aux-etats-unis.html).

MOUVEMENT POUR LA RECONSTRUCTION DE LA DIGNITÉ

Par mouvement, tous les dictionnaires s’accordent pour traduire l’idée du déplacement d’un corps, d’un changement de position dans l’espace.

Le mouvement est une ACTION en vue du CHANGEMENT.

Dans notre cas présent, le MOUVEMENT a pour objectif essentiel la RECONSTRUCTION de la DIGNITÉ.

Par RECONSTRUCTION, on suppose une première construction qui a été, soit endommagée, soit détruite.

C’est un constat partagé par de nombreux gabonais. Construire une société saine et prospère ne se fera que sur les fondations d’un ensemble de valeurs positives et partagées. Pour ce faire, les gabonais, d’un accord commun, ou de façon consensuelle, décident de construire leur vivre-ensemble autour d’une Constitution.

Dans un monde moderne, la voix référendaire permet de donner toute sa légitimité à une Constitution. Un tel contrat social ne peut pas être à l’initiative d’un groupuscule de personnes comme c’est souvent le cas au Gabon.

D’ailleurs, la Constitution elle-même le prévoit, même si certaines personnes indignes ne veulent jamais en tenir compte. Parce que l’article 3 du Titre Premier relatif à la République et la Souveraineté dispose que :

« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce DIRECTEMENT, par le référendum ou par l’élection (…), ET INDIRECTEMENT par les institutions constitutionnelles. »

Cet article dit clairement que la Constitution doit être le résultat de la décision directe du Peuple souverain par le Référendum ou l’élection.

On observera bien l’importance des conjonctions de coordination. Les juristes peuvent nous en dire plus. Puisque la Constitution n’a pas dit « Directement « OU » indirectement par les Institutions constitutionnelles.

Modifier la Constitution est donc prioritairement du ressors du REFERENDUM ET DE L’ÉLECTION.

Or, le Parti Démocratique Gabonais qui comporte pourtant en son sein d’éminents juristes s’est toujours permis de violer la Constitution en modifiant notre contrat commun « en aparté », dans un parlement peu représentatif de toutes les sensibilités politiques.

Ces observations nous emmènent dans le vif du sujet. Sur le Schéma Directeur pour la Reconstruction de la Dignité Gabonaise (SD-RD-G).

SCHÉMA DIRECTEUR POUR LA RECONSTRUCTION DE LA DIGNITÉ GABONAISE EN SIX (6) REFORMES MAJEURES

On ne construit rien sans Schéma Directeur. Sans feuille de route. Or, il faut un ensemble de valeurs communes pour organiser les Hommes vers des objectifs communs !

Ceci nous renvoie au « Leadership » : un leader doit inspirer le respect par les valeurs qu’il incarne. L’honnêteté et la rigueur dans le traitement des affaires publiques. C’est un modèle pour la société. Un éclaireur. Dont la vie est conforme aux idées qu’il défend.

On ne peut pas détourner des biens publics, de l’argent et du patrimoine publics à des fins personnelles et se dire leader !

On ne peut pas considérer les statuts de son association ou les intérêts de sa famille au-dessus de ceux de la Constitution, et se dire leader !

On ne peut pas sanctionner un citoyen gabonais parce qu’il défend la Constitution ! Comme cela m’a été infligé ! C’est d’une indignité, et inadmissible pour la République !

Parce que LA DIGNITÉ se définit comme :

« Le Respect que mérite quelqu’un ou quelque chose par son attitude empreinte de réserve, de gravité, inspirée par la noblesse des sentiments ou par le désir de respectabilité ! »

C’est « savoir dire NON ! Et refuser de tolérer l’injustice, le vol, le passe-droit, le mensonge, l’hypocrisie, le désordre, la corruption ou répondre à des insultes par des insultes. »

Voici des exemples pratiques pour un Homme Digne !

RECONSTRUIRE LA DIGNITÉ, C’EST REMETTRE L’HOMME AU CENTRE DES POLITIQUES PUBLIQUES

Si une politique ne met pas l’Homme au centre de la Décision publique, elle n’en est pas une !

A ce titre, le MOUVEMENT POUR LA RECONSTRUCTION DE LA DIGNITÉ SE DONNE POUR MISSION DE DÉFENDRE SIX (6) GRANDES REFORMES :

1 – LE PROCÈS-VERBAL VIDÉO (PVV)

Je suis un jeune gabonais de 33 ans. Je m’intéresse à la politique depuis 1998 lorsqu’un jour, durant la Présidentielle de la même année, j’observais la gestuelle pleine d’assurance d’un certain Pierre Mamboundou.

Je ne comprenais pas grand-chose au débat, mais l’Homme renvoyait une certaine aura. J’ai donc consacré les années suivantes à recouper des informations à son sujet, tout en essayant de comprendre ses idées. De la réduction de la taille de l’État par la suppression du Sénat, à la réduction de la taille du gouvernement par la célèbre formule 18+1 (Un héritage politique que je vais davantage côtoyer et comprendre auprès du Président du parti  Union et Solidarité – U.S., Jean De Dieu Moukagni-Iwangou, dont j’étais encore récemment le Directeur de Cabinet Adjoint).

C’est plus tard, alors que j’avais désormais atteint l’âge de voter, que je le fis en faveur de Pierre Mamboundou en 2005 par un carton rouge.

Puis vint la contestation électorale de cette présidentielle 2005. Et l’Exil du Président Mamboundou à l’Ambassade d’Afrique du Sud. Les tractations qui allaient concourir à la décrispation du climat politique aboutiront aux Accords d’Arambo, avec la prise en compte d’une idée progressiste autour de l’introduction de la Biométrie pour le fichier d’état civil et le processus électoral, par la production d’un exemplaire de PV à l’endroit de chaque représentant de candidat présent dans le bureau de vote.

Si le premier volet est effectif via nos passeports biométriques, le second inhérent à l’identification des électeurs dans les bureaux de vote par un système informatisé, et l’interconnexion censée neutraliser les identités en doublon, les votes multiples sous-tendus par un transport des populations qui créent un collège électorat boursouflé, nomade et de tricheurs fiers de leur indignité !

Véritable culte assumé à l’indignité !

Nourri de tous ces constats, et témoin des violences qui ont alimenté le scrutin présidentiel de 2016, avec son lot de contestations, il m’est apparu évident que les mêmes causes produisent et produiront encore les mêmes effets si rien d’innovant n’est proposé à la Communauté nationale. Vu que les crises politiques se succèdent depuis la présidentielle de 1993.

En regardant aux griefs portés devant la Cour Constitutionnelle, un élément particulier demeure au centre des recours : le Procès-verbal. La confrontation des PV.

Mais, à quoi sert-il de confronter des PV qui ne rendent pas fidèlement compte de la délibération au sein du Bureau de vote ? Puisque la corruption et l’indignité de ceux qui estiment que seule la fin justifie les moyens ne se gêneront jamais de modifier de simples bouts de papier certifiés en plus par eux-mêmes !

J’ai donc pensé, à la suite des efforts initiés par de nos prédécesseurs depuis la conférence nationale de 1990, à proposer l’introduction d’une nouvelle loi électorale intégrant un nouveau format de Procès-verbal qui soit vidéo (PVV). A l’exemple de la vidéo-verbalisation policière en Europe ou de la VAR au football et au tennis. La vidéo rendra fidèlement compte du décompte et des délibérations au sein des bureaux de vote. Elle vient en appui au PV classique. Et les résultats deviendront accessibles à tout citoyen dès la fermeture des bureaux via la vidéo publiquement disponible.

Parce que l’élection présidentielle demeure au fondement des crises multiples qui ne permettent pas aux gabonais de travailler ensemble pour la construction du pays, indépendamment de qui est réellement le vainqueur de la Présidentielle.

Si c’est possible au Ghana où j’ai vécu ce bel exemple durant des années ; si c’est possible au Sénégal, cela doit l’être au Gabon. Grâce au PVV qui revient mettre la sincérité et la dignité au centre du processus électoral. Une documentation assez fournie existe sur internet au sujet du PVV.

2 – LE NOUVEAU DRAPEAU GABONAIS

Je ne serai jamais du côté de ceux qui ignorent l’Histoire et ses riches enseignements.

Depuis le coup d’état de 1964, en passant par les événements de la Gare Routière de 1981 avec le Mouvement de Redressement National (Morena), les gabonais n’ont de cesse de dire leur désaccord face à des systèmes politiques qu’ils semblent subir, au lieu de les construire.

J’ai en mémoire mes échanges avec Monsieur Luc Bengono-Nsi à son domicile, qui me faisait un jour l’honneur de me raconter cette partie de l’Histoire de notre pays, juste après la sortie du livre de Pierre Pean qui défrayait la chronique au Gabon, peu avant 2016.

Ce sentiment et cette réalité qui ne tiennent pas compte de la souveraineté du peuple se transmettent de génération en générations.

C’est un autre règne de l’indignité que les gabonais ont toujours contesté !

En parlant du MORENA, je me rappelle des journées entières que je passais enfermé dans le bureau avec mon Grand-Père, Andrien Nguemah Ondo. Et, pour approfondir ces souvenirs, j’ai souvent eu recours à son Fils… mon oncle, Erichk Mauro Nguemah. Avec précision, il me relate en détail l’histoire du MORENA.

Je revendique cet héritage politique.

La fin des années 80 et le début 90 vont accentuer ces revendications légitimes. Encore une fois autour de Pierre Mamboundou et ses Compagnons de lutte au sein de l’UNION DU PEUPLE GABONAIS (UPG).

Autour des actions du PARTI GABONAIS DU PROGRÈS, autour de PIERRE-LOUIS AGONDJO. Autour de JOSEPH RENDJEMBE, et des forces DIGNES et populaires de PORT-GENTIL.

Autour du RASSEMBLEMENT NATIONAL DES BUCHERONS (RNB), avec le Père Paul Mba Abessolo et le Pr Pierre André Kombila.

Autour de l’UNION NATIONALE dirigée par le Président Zacharie Myboto, parti qui avait réuni tous les démissionnaires du Parti Démocratique Gabonais (PDG)  au lendemain du décès d’Omar Bongo Ondimba. Quand André Mba Obame en portait le brillant leadership.

Autour de Jean Ping via la candidature consensuelle du 16 août 2016. Une coalition que je n’ai pas soutenue en tant que Conseiller en Communication du Candidat Raymond Ndong Sima, aux côtés de son conseiller politique Ézazik Le Mondiologue.

Parce que je ne retrouvais pas en cette candidature les traits de la DIGNITÉ que j’estimais nécessaire pour un Gabon qui veut vraiment amorcer un nouveau départ.

Mais je reconnais avec clarté que de nombreux gabonais ont transformé le scrutin de 2016 en référendum contre la personne du Président actuel, Ali Bongo Ondimba.

N’importe quel candidat qui était choisi par la Coalition allait donc recevoir le suffrage le plus important de ces dernières décennies de politique gabonaise, afin de marquer la défaite d’Ali Bongo Ondimba en 2016 : et ce fut Jean Ping, en dépit des postures officielles et des discours légalistes que nous tenions !

Un autre règne de l’indignité qui ne doit pas perdurer !

C’est donc au nom de tous ces DIGNES FILLES ET FILS du GABON, ayant payé de leurs vies ; passant des heures et des années de prison ou d’humiliations diverses, que je pense nécessaire d’introduire une étoile ROUGE au Drapeau gabonais. En signe de reconnaissance pour le sang versé au nom de la Patrie depuis au moins 1964.

Cette idée avait déjà été émise par des artistes gabonais, à travers le titre « Sur Mon Drapeau » chanté par Lestat XXL et Ékomy Ndong (lien : https://www.youtube.com/watch?v=aDRsblFf4gk).

Au nom de la Patrie reconnaissante qui l’enseignera à toutes les générations présentes et futures !

Mais, ce nouveau drapeau serait incomplet sans le signe d’une projection forte vers l’avenir. « AFIN QUE LE VICE NE L’EMPORTE PLUS SUR LA VERTU », qui deviendra la nouvelle devise de notre pays, en lieu et place du pourtant respectable : UNION – TRAVAIL –JUSTICE.

A propos de cette évolution symbolique du « Rouge vers le Jaune », j’écrivais déjà en juin 2013 sur ma page Facebook une tribune à l’endroit de l’UNION DU PEUPLE GABONAIS qui préparait son congrès.

Une tribune reprise par Bruno Ben Moubamba sur son blog Mediapart (lien : Gabon : L’Union du Peuple Gabonais : De la symbolique ROUGE à la JAUNE ? https://blogs.mediapart.fr/ben-moubamba/blog/240613/gabon-lunion-du-peuple-gabonais-de-la-symbolique-rouge-la-jaune).

Ce signe complémentaire sera une « éruption solaire étincelante », jaillissant alors de l’étoile rouge en signe de réponse, à titre posthume, de nos combattants disparus pour la patrie, et dont le DIGNE combat servira d’exemple à la jeunesse gabonaise !

Une éruption comparable à celles aperçues depuis le Soleil. Pour bien préciser le degré de PUISSANCE et d’INTELLIGENCE prochaine de la nouvelle République.

Les quatre (4) autres réformes feront l’objet de publications approfondies ultérieurement. Mais nous pouvons déjà en donner un aperçu :

3 – UNE SAINE ALIMENTATION POUR LA SANTÉ

Notre pays ne devra plus dissocier l’Alimentation de la Santé. C’est-à-dire «Manger sain en évitant au maximum les produits chimiques toxiques ».

C’est un appel pour le retour à la Terre qui ne ment pas. A l’agriculture qui devra devenir sainement industrielle. En visant non seulement une autosuffisance alimentaire, mais aussi une propension à exporter le surplus de nos productions vers nos partenaires économiques.

C’est en cela que la jeunesse gabonaise doit s’approprier l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, tout en portant un regard particulier sur la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (Zlec).

En juillet dernier, le magazine « Jeune Afrique » nous informait de ce que :

____________________________

« Les pays membres de l’Union africaine (UA) ont lancé symboliquement, à Niamey, la « phase opérationnelle » de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlec), qui doit constituer un pas vers la « paix et la prospérité en Afrique » et devenir « le plus grand espace commercial au monde ».

« L’entrée en vigueur de la Zlec est l’événement le plus important dans la vie de notre continent depuis la création de l’OUA (Organisation de l’unité africaine) en 1963 et sa transformation en Union africaine », a affirmé en ouverture du sommet l’hôte nigérien, le président Mahamadou Issoufou, un des plus ardents promoteurs de la zone.

Plusieurs chefs d’Etat se sont succédé sur l’estrade du sommet de l’UA pour lancer les cinq « instruments opérationnels » (« système de paiement numérique », « portail de suivi » et « règles d’origine »…) avant que le président Issoufou ne dévoile une plaque lançant la Zlec.

________________________

Durant mes années au Collège Bessieux de Libreville, devenu Lycée Monseigneur Bessieux, la première écriture et la première philosophie qui nous accueillaient sur la grande pancarte disaient, et le disent encore :

« Mens sana in corpore sano », qui est une citation extraite de la dixième Satire de Juvénal. On la traduit ainsi : « un esprit sain dans un corps sain ».

« Elle représente bien l’esprit renaissant et l’esprit humaniste de cette époque qui voulait que l’homme soit au centre de tout. »

C’est bien tout le sens que nous donnons à la RECONSTRUCTION DE LA DIGNITÉ : REMETTRE L’HOMME AU CENTRE DE TOUT (En termes de politiques publiques).

4 – PRIVATISATION DU RÉSEAU ROUTIER NATIONAL

Lorsque nous sommes assurés de ce que le gabonais s’alimente bien et, donc, est en bonne santé, nous pourrons dire avec conviction qu’il est prêt pour le travail.

A ce moment s’initie le RECONSTRUCTION PHYSIQUE ET STRUCTURELLE DU PAYS.

Or, concernant le développement, la ROUTE demeure le FACTEUR essentiel.

Aussi, notre pays gagnerait à laisser le capital privé investir pour la construction entière du réseau routier national, et ses jonctions sous-régionales. Tout en accordant un retour sur investissement via un système de POSTES DE PÉAGE à concéder sur un nombre d’années qui reste à étudier !

Une tribune publiée sur le site de la Banque Mondiale en 2013 avait fini de m’en convaincre. J’en partage ci-après l’essence :

___________________________________________

TRIBUNE

Tout commence par une route

12 novembre 2013

Inger Andersen, vice-présidente de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, Banque mondiale Publié sur le site web de la Fédération routière internationale

_________________________________________

Le Groupe de la Banque mondiale est aujourd’hui uni pour mener à bien une mission clairement définie : vaincre l’extrême pauvreté d’ici 2030 tout en améliorant le revenu des 40 % d’habitants les plus pauvres dans chaque pays. La réalisation de ce double objectif impose de relever des défis innombrables, et notamment de hiérarchiser nos actions en fonction d’un large éventail de besoins urgents.

L’accès universel à l’eau en fait naturellement partie, de même que la fourniture d’une source d’électricité fiable dont sont encore privées 600 millions de personnes rien qu’en Afrique. La liste est longue et chaque élément revêt une importance critique. Mais si nous écoutons les pauvres, un élément émerge parmi les autres.

Les pauvres réclament tous des routes

C’est le thème récurrent de La parole est aux pauvres, une étude de la Banque mondiale qui a recueilli l’avis de plus de 60 000 personnes, dans 60 pays. Le constat que 1,2 milliard d’individus, sur l’ensemble de la planète, ne disposent toujours pas d’une route praticable par tous les temps souligne à la fois l’ampleur et l’urgence du problème.

Des routes pour le développement

L’innovation technologique apporte des bienfaits considérables à un nombre incalculable de gens, et promet plus encore à l’avenir. Aujourd’hui, grâce à un téléphone mobile, un agriculteur peut connaître la demande et le cours de ses cultures. Cependant, en l’absence d’une route pour transporter sa production jusqu’au marché, ces informations ne sont guère utiles.

Les routes ouvrent la voie aux transformations que permet la technologie. Pour qu’une économie se développe, que de la richesse soit créée et que la prospérité soit partagée, il faut que les personnes et les biens puissent circuler.

Bref, tout commence par une route. La mobilité est une condition préalable au développement. Dans une large mesure, de même qu’une économie dynamique dépend du mouvement des produits et des services, les populations sont tributaires des routes pour l’accès à l’emploi, à l’éducation et aux soins de santé.

Le fruit de nos investissements dans le secteur routier montre à quel point ce type d’infrastructure en particulier peut apporter des transformations. Ainsi, au Maroc, notre appui à la remise en état et à la construction de routes en milieu rural, dans le cadre du premier programme national de routes rurales, a contribué à doubler localement le taux d’inscription à l’école primaire et la fréquentation des hôpitaux.

Sachant que les services de transport favorisent les échanges commerciaux, nous soutenons le projet de corridor de transport en Iraq et le projet d’autoroute inter-arabique au Yémen. Ces réseaux routiers dynamiseront le commerce intérieur en reliant les sites de production agricole, piscicole, pétrolière, gazière et minérale aux marchés de consommation, de transformation et d’exportation.

Un transport sûr, écologique et d’un coût abordable

Les routes et les services de transport sont fondamentaux pour le développement humain et économique, mais induisent également des risques. Pour tirer pleinement parti de cette infrastructure propice à la transformation, il est nécessaire d’agir afin de veiller à son caractère inclusif et d’atténuer ses répercussions négatives sur l’environnement et la santé publique. C’est l’idée maîtresse de la stratégie du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur du transport : « un transport sûr, écologique et d’un coût abordable au service du développement ».

L’inclusion, cela signifie rompre l’isolement de populations auparavant marginalisées ; c’est aussi permettre à des personnes à mobilité réduite (individus souffrant d’un handicap, gens âgés, femmes enceintes ou avec enfants, etc.) d’accéder plus largement à des moyens de transport. Un transport sûr, accessible et financièrement abordable pour ces catégories vulnérables constitue un impératif économique et social.

Par ailleurs, si les routes exercent un impact bénéfique sur le plan sanitaire du fait qu’elles rapprochent les structures médicales, elles induisent également l’une des plus grandes menaces pour la santé publique dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

En effet, l’Arabie saoudite, l’Iran, la Libye et Oman figurent parmi les 10 pays qui affichent les taux d’accidents mortels de la circulation les plus élevés au monde. Les accidents de la route coûtent jusqu’à 6 % du produit intérieur brut (PIB) en Arabie saoudite et 7 % à Oman.

On peut toutefois améliorer la sécurité routière. Le Groupe de la Banque mondiale soutient activement la Décennie d’action pour la sécurité routière, une initiative des Nations Unies, et fera tout son possible, via son Fonds mondial pour la sécurité routière (GRSF), pour aider à réduire de moitié le nombre de morts et de blessés sur les routes dans les pays en développement. Sur les dix prochaines années, les mesures en faveur de la sécurité routière pourraient sauver environ 380 000 vies dans la région et éviter quelque 3,8 millions de traumatismes graves. Plusieurs signes indiquent que la région commence d’ailleurs à prendre ce problème au sérieux. Ainsi, l’Arabie saoudite a lancé sa stratégie nationale pour la sécurité routière.

Pour le bien des générations futures, et pour un effet bénéfique maximum, la route doit devenir plus sûre mais aussi moins polluante.

Il est essentiel d’opérer une transition vers un secteur du transport à faibles émissions. Ce secteur est actuellement un gros pollueur : il représente 20 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) liées à l’énergie. Il faut désormais que la construction de routes adopte les progrès technologiques qui réduiront les émissions imputables à la circulation attendue, parallèlement à des investissements dans des modes de transport peu polluants et sobres en carburant, qui empêcheront à l’avenir une consommation intensive de combustibles fossiles coûteux.

Une étude de la Banque sur le coût économique des embouteillages au Caire, par exemple, estime qu’une réduction de cette congestion du trafic ferait diminuer les émissions de CO2 d’environ 7 millions de tonnes par an.

Partager un bien collectif

Les routes constituent un bien collectif, qu’il faut traiter comme tel. Leurs effets sont transnationaux. Nous devons nous attacher à partager ce bien collectif au profit du développement et de la lutte contre la pauvreté, ainsi que pour le bénéfice de tous.

______________

5 – UNE NOUVELLE CARTE SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE

Nelson Mandela Madiba avait déjà attiré notre attention disant que :

« L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde ! »

« Nelson Mandela est une personnalité sud-africaine qui s’est battue contre la ségrégation raciale dans son pays d’origine et fut prix Nobel de la paix en 1993. Très respecté par le peuple, il monta au pouvoir en 1994 et devint le premier président noir de la République d’Afrique du Sud.

Dans sa citation, il nous indique que l’éducation, qui est un moyen par lequel un enfant ou un adulte se forme et se cultive, est la manière la plus radicale que l’on ait à l’heure d’aujourd’hui pour pouvoir faire changer le monde dans lequel nous vivons. L’éducation est donc une manière que l’homme peut utiliser pour transformer notre société.

Alors, quelle éducation peut être donnée à un enfant ? En quoi l’éducation peut-elle changer le monde ?

Nelson Mandela veut nous faire comprendre que durant l’enfance, il est possible de faire rentrer l’enfant dans n’importe quel moule. L’enfance est une période de la vie durant laquelle l’être humain est très influençable. A ce moment-là de la vie, l’enfant n’est pas capable de voir la différence entre le bon et le mauvais, le bien et le mal et la parole de l’adulte qu’il fréquente est pour lui une vérité irréfutable. Cela veut dire qu’une personne peut faire découvrir à un enfant le monde d’une façon positive, l’éduquer comme il veut, lui faire distinguer le bien et le mal. La personne peut faire découvrir à l’enfant le monde dans lequel il habite, lui en montrer les bons et les mauvais côté, les différences et inégalités qui y règnent. Lui expliquer les problèmes de notre monde, pour plus tard peut-être tenter de les résoudre. Tout cela va lui offrir une ouverture sur le monde.

(Source: https://www.etudier.com/dissertations/l%E2%80%99%C3%89ducation-Est-l%E2%80%99Arme-La-Plus/66715702.html).

6 – LE PANAFRICANISME

C’est cette Tribune de Philippe Ouedraogo sur www.thomassankara.net qui inspire notre vision à propos :

_______________________

« Tout au long des presque quatre siècles de l’esclavage en terre américaine, les Noirs se révoltent, organisent des insurrections. Certains s’enfuient dans les forêts ou les montagnes, créent des villages clandestins, ou se vengent. Au Brésil les esclaves révoltés créent la République de Palmarès, grande comme le tiers de la France, qui résista pendant plus d’un siècle, du milieu du XVIIème siècle au milieu du XVIIIème.

Cette épreuve historique , avec le sentiment profond de dépossession sociale, économique, politique et psychologique, d’oppression, de persécution et de bannissement, a créé et entretenu un élan émotionnel vers la recherche de l’unité et de la solidarité entre les membres de la diaspora africaine.

Vers la fin du XVIIIème siècle, un mouvement politique va se développer à travers les Amériques, l’Europe et l’Afrique, avec le projet d’unir les mouvements disparates en un réseau de solidarité pour mettre fin à l’oppression. Il va conduire au panafricanisme.

Le panafricanisme est par essence un mouvement d’idées et d’émotions. C’est une vision sociale et politique, une philosophie et un mouvement qui cherchent à unifier les Africains d’Afrique et les membres de la diaspora africaine en une communauté africaine globale, et qui appelle à l’unité politique de l’Afrique.

Pour les fondateurs du panafricanisme, il existe une personnalité africaine commune à tous les hommes, toutes les femmes de race noire. Cette personnalité noire recèle des valeurs spécifiques de sagesse, d’intelligence, de sensibilité. Les peuples noirs qui sont les peuples les plus anciens de la terre sont voués à l’unité et à un avenir commun de puissance et de gloire.

Tout en appelant les Africains à prendre conscience de leurs réalités multiples qu’il ne faut pas chercher à estomper, le panafricanisme les appelle à ne pas se diluer ou s’abandonner, mais plutôt à s’affirmer. Le panafricanisme refuse toute idée d’assimilation, d’intégration dans le monde du dominateur blanc. Mais il vise aussi à amener les Africains à participer à l’élaboration de la « civilisation de l’universel », c’est-à-dire à être attentif aux grands courants qui se dessinent dans le monde pour en saisir toute la signification, afin de participer à la construction d’une civilisation humaniste, progressiste, ouverte à tous les apports vivifiants, dans un effort pour rassembler et ordonner les efforts de tous les Africains.

Le panafricanisme vise la coopération économique, intellectuelle et politique entre les pays africains. Il exige que les richesses du continent soient utilisées pour le développement de ses peuples. Il appelle à l’unification des marchés financiers et économiques et un nouveau paysage politique du continent. (…)

(Source : https://www.thomassankara.net/le-panafricanisme-histoire-mythes-et-projets-politiques-de-philippe-ouedraogo/)

________

TELLE EST MA CONTRIBUTION :

PAR AMOUR ET POUR LA DIGNITÉ DE NOTRE PATRIE GABONAISE, DONT LE NOM POURRAIT AUSSI CONNAITRE UN CHANGEMENT DANS LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE.

Etienne Francky Meba Ondo

Dit Meboon Môôn Meba Ondo

Mail : franckymebaondo@yahoo.fr

Facebook : https://www.facebook.com/meboonofficiel

2 thoughts on “Gabon : Téléchargez le Schéma Directeur pour la Reconstruction de la Dignité gabonaise

Laisser un commentaire