lun. Nov 18th, 2019

Harold Leckat, calme tes journaleux : Moukagni Iwangou n’a choisi aucun recteur !

Le processus de désignation des recteurs initié par des conseils d’administration convoqués en 2018 ne se solde pas par la proposition d’un seul candidat en vue d’une nomination en conseil des ministres.Les trois (3) candidatures ayant obtenu les meilleures appréciations du jury sont proposés en conseil des Ministres. A la seule discrétion du seul Président de la République qui nomme aux fonctions.

Tout bon journaliste le sait : on ne traite l’information qu’après l’avoir recoupée. Dans bien des cas au Gabon, cette exigence est le dernier souci de nos journaleux depuis qu’internet a transformé tout le monde en journaliste. Un clavier, une connexion internet haut débit… Et hop ! « Je suis journaliste ! »

Gabon Media Time | Directeur de Publication : Harold Leckat

Dominique Wolton (1997) l’avait bien résumé : « l’information ne suffit pas à créer de la connaissance. »

Des journaleux inscrits dans une approche exclusivement quantitative de la communication où seuls comptent le flux et la visibilité : parce que ce sont bien le nombre de visiteurs sur le site ou la page et la quantité de « likes » que les propriétaires de ces plateformes espèrent vendre aux annonceurs. A ceux auprès de qui ils iront proposer leurs espaces dédiés à la publicité !

Le contenu importe donc peu. Tant pis pour les lecteurs !

Aussi, dans un article intitulé: « UOB: Marc-Louis Ropivia reconduit recteur malgré un bilan calamiteux », un journaleux a pensé bon d’affirmer que la nomination du recteur était un choix de Jean De Dieu Moukagni Iwangou.

Cette affirmation serait digne d’une discussion de bar après un excès de verres d’alcool. On en rirait volontiers. Mais elle est honteuse venant d’un journaliste !

« QUE DIT LA LOI? »

Le processus de désignation des Recteurs des universités et grandes écoles découle d’un bloc normatif initié par le Décret 00216/PR/MESRSFC du 28 juillet 2017 et l’arrêté 001/MESRS/CABM du 23 Janvier 2018 (des textes adoptés bien avant l’arrivée du Ministre d’Etat Moukagni-Iwangou au Gouvernement en Mai 2018).

Deux principes s’en dégagent : (1) la recevabilité du dossier de candidature et (2) l’éligibilité du candidat.

1 – De la Recevabilité

La recevabilité (article 3 de l’arrêté) est acquise sur présentation matérielle des pièces suivantes :
– La demande manuscrite adressée au Ministre de tutelle;
– Le dernier acte administratif constatant le grade du candidat;
– L’attestation de sa prise de service;
– Le Projet de Gouvernance Institutionnelle (PGI);
– Le curriculum Vitae;
– La présentation d’un Bilan (Pour le candidat souhaitant être reconduit comme l’a été le Pr. Ropivia). Exigence de l’article 10 dudit arrêté.

2 – De l’éligibilité

Elle se déduit de l’examen des pièces précédemment énumérées par l’article 3 de l’arrêté ministériel.

Il tombe donc sous le sens que le Ministre de l’Enseignement Supérieur ne procède pas à un simple choix comme l’affirme hasardeusement le charmant journaleux de Gabon Mensonge Time.

Mieux, le processus de désignation des recteurs initié par des conseils d’administration convoqués en 2018 ne se solde pas par la proposition d’un seul candidat en vue d’une nomination en conseil des ministres.

Les trois (3) candidatures ayant obtenu les meilleures appréciations du jury sont proposées en conseil des Ministres. A la seule discrétion du seul Président de la République qui nomme aux fonctions.

Concernant l’Université Omar Bongo, le Pr. Ropivia arrivait en tête des votes. Des Procès-verbaux font foi.

S’il suffisait au Ministre d’Etat de faire nommer au faciès, à quoi a servi le processus de désignation via l’organisation desdits conseils d’administration ? Dont les décret et arrêté ont été pris avant la nomination de Moukagni Iwangou au Gouvernement ?

Si les apprentis journaleux sont véritablement intéressés par les maux qui minent l’Université Gabonaise, ils feraient mieux de sortir des analyses approximatives et des discussions de bar. Puis, aller cogner à la bonne porte pour obtenir la bonne information et des arguments de fond.

La Critique est nécessaire et noble. Pourvu que le Critique ne soit pas ignoble.

Meboon Môôn Meba Ondo

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