dim. Juil 21st, 2019

#DroitDeRéponse|Supprimer définitivement la politique des “plaques bleues” personnelles et ramener le transport scolaire gratuit ?

Le gouvernement aurait décidé de suspendre l’achat de véhicules administratifs? Au lieu de supprimer le transport scolaire gratuit… c’est cette politique de dotations en véhicules administratifs à “quelques-uns” qui est à supprimer !

En septembre 2011, plus jeune et la plume balbutiant, j’écrivais déjà ce papier [GABON: ” Du transport Administratif ” par Meboon Môôn Meba Ondo] contre les dotations personnelles en véhicules administratifs.

Je suis plutôt pour qu’on supprime cette politique de frustrations et d’injustice pour lui préférer le transport administratif de masse (bus de transport pour fonctionnaires sans distinction de catégorie).

Celle ou Celui qui estime qu’il est “grand quelqu’un”, ne voulant pas se mélanger aux autres fonctionnaires dans ce transport en commun, qu’il emprunte ou épargne (sans détourner des plaques bleues pour un usage personnel) et s’achète lui-même son véhicule.

Le principe de l’Etat est qu’il soit au service du plus grand nombre. Pas de contenter quelques-uns qui, en plus, accumulent avec indécence dans leurs grandes barrières ou chez leurs copines/maîtresses de nombreux véhicules administratifs. Pendant que leurs collègues triment pour rejoindre leurs administrations sous le sponsoring d’une Sogatra “malade”, et des taximen qui rattrapent dans leurs poches “la prime de racket” imposée par les gendarmes, policiers, pompiers, militaires (enfin, pourvu qu’ils soient en uniforme quoi)…

Quand ces Ministres, Présidents d’Institutions, DG et autres auront senti la difficulté d’emprunter des taxis, peut-être qu’à ce moment naîtra une vraie politique de solidarité sociale au service de tous.

Pour aller plus au fond:

Le gouvernement refuse de reconnaître que l’Etat gabonais est “inutilement” trop grand. Qu’il faille en réduire la taille pour une incidence pertinente et significative sur le train de vie de l’Etat et ses ressources/dépenses.

En lieu et place des “mesurettes”, engager des réformes structurelles.

Redéfinir des normes équitables sur la division administrative et territoriale. C’est l’axe 2 de notre projet de société chez les #RNISTE… Celui porté en 2016 par le candidat Raymond Ndong Sima.

Il faut pouvoir réduire le nombre de parlementaires. Nul besoin de rappeler combien nous coûtent ces deux chambres pléthoriques du parlement. Sans exiger la suppression du Sénat tout de même utile (porte-parole des collectivités locales), jetons plutôt un regard sur le nombre de parlementaires car c’est lui qui pèse sur la dépense publique.

Comparativement, le Cameroun avec 23 millions d’habitants compte 100 sénateurs pour 10 régions. La Côte d’Ivoire avec 23 millions d’habitants aussi dénombre 120 sénateurs contre 255 députés.

Le Gabon totalise, pour 1 million 400 mille gabonais et 9 provinces, 222 parlementaires, soit 120 députés et 102 sénateurs. Avec des projections à la hausse suivant les recommandations d’un dialogue politique biaisé où le Parti Démocratique Gabonais du nouveau DG Hermann Kamonomonos’écoute parler, avec la complicité des ses amis tapis dans une certaine opposition et qui, finalement, ont su partager le gâteau qui ne cuit jamais chez Marc Ona.

Tout ceci… Après avoir “insulté” le Président Ali Bongo Ondimba en août 2016 et “résisté” au Trocadéro ! Demandons à Nyamore Patrick Eyogo ou Nyamore Ndoutoume Ngomo : grand ami de Nyamore Sampérode Mba.

Il est anormal que certains députés, sénateurs ou élus locaux le soient sur des populations et territoires disproportionnés. Une norme et une définition uniques sur les village, regroupement, district, département, arrondissement, commune… sont plus que nécessaires.

Pourquoi tel député est-il élu sur une circonscription de 300 personnes pendant qu’un autre l’est sur 3000 ?

Supprimer les institutions qui se chevauchent. A quoi sert le CND ? Les commissions de lutte contre on ne sait quel enrichissement illicite ?

Le conseil national de la fameuse jeunesse, par exemple, quand un ministère de ladite jeunesse existe ? Des dépenses inutiles pour l’Etat juste pour faire plaisir à certains.

Des administrations avec des autonomies financières qui ne servent quasiment à rien. Et autres agences qui sont des ministères parallèles. Pour contenter amis et proches. Ce n’est pourtant pas le rôle de l’état !

Ailleurs, des recrutements fantaisistes dans l’armée. Des bataillons entiers qui ne servent à rien si ce n’est, pour le gouvernement, acheter une paix sociale de façade. Sans moyens d’encourager une vraie culture de l’entrepreneuriat dans le coeur de nos compatriotes devenus des éternels assistés, quand on ne tourne pas ses pouces dans une administration. Payés à ne rien faire.

Pendant ce temps, des non gabonais, parfois sans ces diplômes qui nous rendent si complexés, nous infligent quotidiennement la leçon dans le commerce, la menuiserie, le transport, le bâtiment, etc. Sans trompettes ni fanfares.

Comme d’habitude, le gouvernement apporte de bonnes solutions à des problèmes foncièrement mal posés. Clairement mal posés.

Meboon Môôn Meba Ondo

Laisser un commentaire