#DroitDeRéponse|Echos du Nord, le médiocre ami de Bourgi, ne combat pas la Françafrique (Partie 1)

Il est des idées et des fantasmes qui sont véhiculés par une presse établie dans l’opinion publique gabonaise comme incontournable. C’est Jean-Noël Kapferer, Professeur à HEC et expert mondial de la communication, dans son ouvrage majeur “RUMEURS, Le plus vieux média du monde”, qui le rappelle si bien. La rumeur est le plus ancien des mass médias. Elle faisait et défaisait les réputations, précipitait les émeutes et les guerres ! Sur la base des spéculations et des rumeurs. A ce qui précède, on peut s’interroger sur le rôle de ces “pollueurs publics” pompeusement appelés journalistes chez Echos du Nord qui, depuis une semaine, nous vendent l’idée de leur fameux combat contre on ne sait quelle Françafrique !

QUAND ECHOS DU NORD FAIT DES BISOUS SUR LA BOUCHE DE BOURGI

‘’Je voudrais que vous reteniez cette phrase : « La clé qui ouvre, c’est aussi celle qui ferme ».’’

Ainsi commence la Grande interview accordée par le journal dit “Le Pollueur du Nord” à Robert Bourgi et publiée le 29 Mars 2016 ( Lire – Echos du Nord | GRANDE INTERVIEW : Maitre Robert Bourgi, le dernier vestige de la Françafrique s’engage à tourner la page Bongo ).

Une plaisanterie de mauvais goût. Comme se le demanderait mon type Ezazik Le Mondiogue au détour de nos discussions :

“Doit-on injecter ou inoculer plus de cellules cancéreuses, ou encore plus de virus du SIDA pour en guérir ?” Pour cet enfant qui a causé l’incendie de notre maison, pour en comprendre le danger et l’erreur, doit-on lui demander de mettre plus de feu ? Ne sont-ce pas les services des sapeurs pompiers, qui ne sont jamais en service les initiateurs desdits incendies, des accidents, des noyades et des inondations qui sont appelés pour secourir nos amis et parents ? En risquant leur propre vie selon le credo de leur devise : sauver ou périr ?”

Mieux, puisque sieur Bourgi et Echos du Nord sont des références en matière de citations, opposons-leur celles d’un autre personnage ayant accompli bien moins pour l’humanité que nos super-héros :

«On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré» – Albert Einstein

«Si tu suis la foule, tu n’iras jamais plus loin que la foule. Ceux qui marchent seuls se retrouvent là où personne n’a mis le pied» – Albert Einstein

Parce que “la foule” est définie par son caractère vulgaire. Le commun des Hommes ou des choses ordinaires dans leur genre. Un pays, encore plus un Etat ( Populations et pouvoir politique représenté par des Institutions ) ne se construit pas par le biais des foules. Au contraire. Il s’élève avec des citoyens éduqués et conscients de leur responsabilité individuelle. Loin des promesses de gascon  : “Votez seulement, je m’occupe du reste!” Quels enfantillage et caporalisation !

David Goodhart, le fondateur de la revue libérale de gauche Prospect, parle de «populisme décent» pour inviter les élites et les citoyens à préférer le soutien d’une volonté populaire raisonnable et réfléchie, à une une volonté populaire tout court. Doit-on suivre le Peuple qui s’induit en erreur au nom de la simple logique numérique comme certains le pérorent au Gabon ( Lire – LIBERATION : INTERVIEW… Emmanuel Todd : «La crétinisation des mieux éduqués est extraordinaire» ).

Par ailleurs… Naît-on citoyen ? Ou le devient-on  ? La seconde option trouve notre assentiment. D’abord, on se fait établir un acte de naissance avant d’intégrer le processus d’éducation et d’instruction à la citoyenneté qui est l’Ecole de la République Obligatoire jusqu’à 16 ans au Gabon. Une limitation par le haut qui devrait, à notre bon sens, être portée à 17 ans: au seuil de l’âge majeur (18 ans) invitant au droit de vote.

Plus loin, on se questionne sur ce droit de vote et sa forme automatique actuelle ? La démocratie n’est-elle pas utile que si les citoyens sont éduqués ? Comment le droit de vote le vérifie-t-il alors ?

LEON MBA AVAIT DONC RAISON ?

Si Echos du Nord estime depuis quelques semaines que c’est la France qui entretient la “dictature au Gabon”, en se faisant le relais d’un certain nombre de lieux-communs en partage dans les discussions de bars à Libreville, Oyem ou Mouila… pourquoi une demande explicite n’est-elle pas faite pour la mise sous tutelle de notre pays comme le proposait déjà, il y a cinquante (50) ans, le premier Président Léon Mba ( Lire – RFI : Léon Mba le président qui ne voulait pas de l’indépendance du Gabon).

Ce sont bien des gabonais que nous rencontrons en ville et au quartier qui manipulent les fichiers électoraux, paient les consciences et sont à la manœuvre dans les institutions pour maintenir le système “Bongo-Pdg-Myboto-Ping”: grand ami d’Echos du Nord d’ailleurs !

C’est l’autre grand ami du “Pollueur du Nord”, Bourgi, qui vient affirmer que “la clé qui ouvre, c’est aussi celle qui ferme?” Soit !

Dans ce cas, et puisque c’est Omar Bongo, disons un Bongo, qui a ouvert le Parti Démocratique Gabonais un 12 mars 1968, bien avant l’entrée en scène d’un certain Bourgi, il faut par conséquent attendre qu’un autre Bongo referme cette page qui fait tant de mal à notre pays.

Pourquoi diantre ces apophtegmes ne sont-ils pas valables en France chez Bourgi ? Pourquoi les français ont-il pu tourner le dos aux deux grands blocs traditionnels “Gauche/Droite” pour confier leur pays à Emmanuel Macron ? Alors que Bourgi avait offert des costumes à Fillon en guise de bénédiction pour son sacre futur à l’Elysée ? Pourquoi la moralisation de la vie publique et politique en France condamne-t-elle Bourgi, celui qui appuie sur la gâchette au gré de ses intérêts,  pendant que Désiré Ename et Antoine Sima Ye Ndong en font, via Echos du Nord, le Jésus du Peuple Gabonais ( lire – L’Express : “J’ai appuyé sur la gâchette”: Robert Bourgi raconte comment il a lâché Fillon) ?

Où est “la clé qui ouvre et ferme” face à Ali Bongo quand Bourgi déclarait la voix au seuil des pleurs : “Il [Ali Bongo] m’a écarté… ” (Lire – Gaboneco : « COMPLÉMENT D’ENQUÊTE » : QUAND ROBERT BOURGI FAIT CHANTER LES ROIS… ).

Peut-on accuser la Françafrique sans confondre les autorités officielles françaises et la France elle-même ? Ce pays de tous nos malheurs, selon Echos du Nord et ses amis, est paradoxalement celui choisi par ceux qui le vilipendent comme terre d’asile, d’études et d’exil… N’est-ce pas Jonas Moulenda, journaliste des renseignements généraux officiant chez Echos du Nord ? Ou devrait-on poser la question à tous ces compatriotes déboussolés et prisonniers des turpitudes de ces politicards du “Bongo-Pdg-Myboto-Ping”, et auxquels ils signent des chèques en blanc à chaque élection… incapables de penser et d’imaginer leur avenir en dehors de ce conglomérat englué dans des querelles familiales et d’héritage !  Lequel est décidé à garder le pouvoir soit par le “toujours” Parti Démocratique Gabonais à la tête du pays depuis un demi siècle à coups de passages en force, soit en embuscade via la Coalition animant des illusions dans une certaine opposition.

 

LE HORS-SUJET DU BOYCOTT SUR LES PRODUITS FRANÇAIS

Echos du Nord, certainement inspiré par son “bon client” de la dernière campagne présidentielle, Jean Ping : celui qui souhaite faire asphyxier l’économie gabonaise (Lire – Marianne : Gabon : Jean Ping prône le blocage économique du pays ), appelle désormais au boycott des produits français dans ses colonnes.

Pourquoi ?

Le “Polleur du Nord”, frappé par l’ambiance ennuyeuse de sa salle de rédaction située non loin du pont traversant le Boulevard Triomphal de Libreville… ayant épuisé tous les mensonges (?) et promesses politiques distillées à répétition depuis un an ( la dernière appelait à une insurrection populaire suivant le discours de son Président Jean Ping, le 18 août 2017 – lire | Gabonactu : Jean Ping appelle à l’insurrection )… se cherche désormais d’autres terres futilement fertiles pour meubler les feuilles de son canard. Sous le modèle d’un catéchisme journalistique sans égal !

Combien de gabonais travaillent-ils dans les stations TOTAL à boycotter ? Combien de familles dépendant des grandes surfaces vendant les produits français ?

Pourquoi Désiré Ename, Jonas Moulenda et tous leurs “Kounabélistes” du Trocadéro ne montrent-ils pas l’exemple ? Eux qui vivent directement en France ? Vont-ils boycotter le métro et les produits français ? Demander à leurs enfants de boycotter les écoles françaises ? Comme Marc Ona qui prône l’arrêt des cours au Gabon alors que ses enfants sont régulièrement scolarisés en France ?

Rappelons à une certaine inculture que la France n’est pas notre premier partenaire économique. C’est plutôt la Chine.

Un article de la très sérieuse Agence de presse Xinhua nous le rapportait encore en juillet 2017 dernier en ces termes (source):

Gabon : la Chine reste le premier partenaire commercial du Gabon

La Chine reste le premier partenaire commercial du Gabon au 1er trimestre de cette année, avec un volume d’échanges estimé à 327,8 milliards de FCFA, contre 131,7 milliards de FCFA l’année dernière, selon un communiqué de la Direction générale de douanes (DGD) du Gabon publié jeudi.

Selon les données publiées par la DGD, la Chine est le premier partenaire économique du Gabon (327,8 milliards de FCFA). Elle devance la France (129,3 milliards de FCFA), Trinité-et-Tobago (99,5 milliards de FCFA) et l’Italie (72,9 milliards de FCFA).

Au niveau des importations, la France se place au premier rang des fournisseurs du Gabon avec 35,7% des parts, devant la Belgique (12,1%) et la Chine (9,6%), rapporte le document.

S’agissant des exportations, les ventes du Gabon en direction de ses dix premiers clients ont enregistré une hausse de 329,5 milliards de FCFA. Celles-ci ont doublé pour atteindre 640,9 milliards de FCFA en 2017. La Chine, avec 43,1% des parts, demeure le principal client du Gabon. Elle est suivie de la Malaisie (13,9%), de Trinité-et-Tobago (10,3%) et de la France (6,7%).

Les produits à destination de ces pays sont le pétrole brut, le bois et le manganèse.

L’Asie demeure donc le premier client du Gabon avec 62% des parts d’importation suivie de l’Europe (18,6%), de l’Océanie (10,3%) et de l’Amérique (7,2%).”

Fin de citation

Au regard de ce qui précède, c’est bien notre pays qui importe beaucoup de la France. Nous sommes donc en demande. De quoi parlent donc ces “Pollueurs du Nord” ?

A suivre…

Meboon Môôn Meba Ondo

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