#DroitDeRéponse | Jean Ping aux portes de la prison ou l’élève caché de Mengara qui donne raison à Aba’a Minko ?

Les contradictions de Jean Ping et sa coalition n’en finissent plus. Tantôt offensifs contre Ali Bongo traité de cafard, tantôt redevenus légalistes se fiant aux autorités comme le soulignait la déclaration de la Coalition suivant l’affaire Aba’a Minko. Pourtant, en août 2015, Jean Ping rejetait avec mépris la méthode “Daniel Mengara”, avant d’en devenir finalement l’élève dans son discours du 18 août 2017. De l’électoralisme à la Résistance en passant par le Reconstruction. Il n’y a plus qu’un pas pour que le Ministre de l’intérieur passe à la coercition ?

En tant que citoyen gabonais, mon avis personnel sur la question est celui-ci :

NE FAUT-IL PAS DEJA METTRE JAMAL EN PRISON ?

Me demandais-je en fin d’après-midi ce vendredi 18 août 2017 sur ma page Facebook.

“Jean Ping, blagueur ? Commence par prêter serment ( comme le fit André Mba Obame le 25 Janvier 2011)… si tu es sincère. C’est le premier acte qui doit prouver ta défiance avant d’envoyer encore des innocents dans les rues. Aucune prise de responsabilité… en précisant clairement ce que tu demandes aux innocents de faire !

Le membre de ma famille qui va se mettre dans cette plaisanterie, qu’il lui arrive quelque chose, c’est à ses risques et périls. Je lui souhaite même le pire.

Que Ping prête serment et mette ses propres enfants au premier rang de la contestation, dont Franck Ping qui est sous le coup d’un mandat d’arrêt international (Lire – Gabonactu :Pourquoi Franck Ping est-il poursuivi par la justice ?) … On suppose que la Police l’attend à l’aéroport ici… Qu’il rentre d’abord. Au pire, il ira retrouver Landry Amiang en prison. Et on verra comment son père sera content.

Tu (Jean Ping) avais dit que les gens doivent juste te voter parce que tu t’occuperais du reste.

Vous avez dit que la politique au Gabon doit se résumer au rapport de force. Ali vous l’impose donc. Pourquoi pleurnicher encore ?

Va à la Sablière où Ali Bongo habite. Tu sonnes au portail et tu t’occupes du reste. Ensuite, annonce la bonne nouvelle à ceux dont tu ne cesses de te foutre.

Le gouvernement doit prendre ses responsabilités… Vu les discours incitant au trouble à l’ordre public et ces témoignages récurrents pour dire que la violence post-électorale avait été préparée dans la galaxie Ping ( Témoignages publics de Bruno Ben Moubamba… Pacceli Bikoro et le Fujo… Et Raymond Ndong Sima dans une moindre mesure).

C’est ce discours jamais assumé “jusqu’Obout” qui a conduit Aba’a Minko en prison. Quelle a été la réaction de la Galaxie ? Vous l’avez renié en disant votre attachement à la légalité au point de féliciter l’enquête ouverte par le procureur pour coffrer votre ancien allié. Mais, qui a nommé ce procureur ?

Comment peut-on être contradictoire à ce point ?

Où sont les promesses du 7 octobre 2016 lors du lancement de ladite Résistance (Lire – #InEdito|Les « Kobolos » du 7 Octobre 2016 : Jean Ping a-t-il tenu les promesses de la « Résistance » avant de « Reconstruire » ?)?

Quand on veut descendre dans la rue… on ne commence pas par participer à une élection. Demandez aux Burkinabè.

Le désespoir et le Baroud d’honneur ! Quelle tristesse…

Les mensonges et les petits arrangements rattrapent toujours. A vos âges !”

Fin de citation


POURQUOI AVOIR MÉPRISÉ MENGARA EN 2015 SI ON LE PLAGIE EN 2017 ?

Le 20 Juin 2017 dernier, nous l’écrivions déjà ici ( Lire – #DDR: Les contradictions de Jean Ping, Marc Ona et Ntoutoume Ayi face aux actes de sieur Aba’a Minko ? ).

LE 15 AOÛT 2015 : LA RENCONTRE PING – MENGARA

Ping MengaraPhoto ; Facebook Meboon : 28 août 2015

“Il faut reconnaître à Jean Ping l’origine d’un discours qui excluait toute logique insurrectionnelle ou de violence. D’ailleurs, une grande partie de l’opinion publique lui reprochait le fait de se lancer en campagne un an avant l’élection. Echos du Nord titrait à cette époque: « L’Homme Pressé », comme pour fustiger cette attitude à la marge. D’autres familles politiques construisant le discours politique autour d’une certaine stratégie dite de DTE ( Destitution – Transition – Election).

Depuis 1998, et s’appuyant sur la plateforme Bongo Doit Partir, Daniel Mengara estime que seule une insurrection – qui a parfois fantasmé une branche armée appelée “Le Mamba”- peut venir à bout du pouvoir dont il dépeint la personnalisation autour du patronyme Bongo.

C’est suivant ce décor prévisible que Jean Ping avait écourté la prise de parole dominicale de son invité du 15 août 2015 en disant : « Ce n’est même pas la peine de continuer, M. Mengara, je sais déjà ce que vous allez dire… Non, mais je sais déjà que nous ne pourrons jamais nous entendre. » Propos rapportés par Daniel Mengara lui-même ( Lire – Rapport et premier bilan d’étape: Retour Politique du Dr. Daniel Mengara au Gabon
) en conclusion de sa visite préparant son retour politique au Gabon en août 2015. Promesse jamais tenue à ce jour.”

Fin de citation.

Voici que, deux ans et trois jours plus tard, le même Jean Ping reprend le discours insurrectionnel de Daniel Mengara sans le citer. Sans le recontacter. Et, sans d’ailleurs avoir le courage de dire à ses partisans qu’il sera lui-même dans la rue au premier rang tout au long de ladite insurrection. Accompagné de tous les autres leaders de sa coalition et des activistes de “Sa Diaspora” attendue à Libreville. Loin du Trocadéro et des publications sur les réseaux sociaux ! Comme lors des événements de Juillet 2016 au quartier dit de l’ancienne SOBRAGA (Lire -Vidéo des manifestations ici) ?

Opposition au frontLeaders au front

APPELER A L’INSURRECTION ALORS QUE PING ET NTOUTOUME AYI CONDAMNAIENT ABA’A MINKO ?

Juin 2017 – Suivant les actions assimilées à des prises d’otages ou au terrorisme d’Aba’a Minko, le porte-parole de Jean Ping ou de la coalition (c’est selon !), Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, lisait une déclaration qui pourrait se passer de tout commentaire (Lire – Gabonews :DECLARATION COALITION POUR LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE (Autour de Jean PING, Président élu). Morceaux choisis :

“Vendredi 16 juin 2017, plusieurs rédactions de médias publics et privés de Libreville, ont été l’objet d’attaques par des groupes de personnes armées et encagoulées, dans le but de diffuser un message de rébellion.

Dans une déclaration lue dans l’enceinte du Mausolée Léon Mba, Monsieur Roland Désiré ABA’A MINKO a tenu un propos qui semble faire le lien avec les incursions dans les différents médias.

Dans l’après midi, Monsieur ABA’A MINKO qui s’était présenté quelques heures plus tôt à la Délégation de l’Union Européenne à Libreville s’est rendu, sans opposer de résistance, aux forces de police dépêchées sur place.

Le Président élu Jean PING, qui a suivi cette situation particulièrement grave dès qu’il en a été informé, reste surpris et s’interroge sur plusieurs éléments de ces évènements et de leur gestion.

Il note pour s’en féliciter que le Procureur de la République a annoncé dans l’après-midi du 16 juin l’ouverture d’une enquête. Les autorités judiciaires doivent désormais au peuple gabonais, au Corps diplomatique accrédité au Gabon et à la communauté internationale, de faire toute la lumière sur cette affaire.”

Fin de citation

LA VIOLENCE N’ÉTAIT POURTANT PAS QUE “POST-ÉLECTORALE”… 

Dans cette déclaration, le porte-parole tend à décrire le camp au pouvoir comme seul responsable du discours animant la violence [en] politique. Il affirme :

– “Afin que ne subsiste aucune ambigüité, le Président élu Jean PING et la Coalition pour la Nouvelle République condamnent avec la plus grande fermeté toute violence politique et tout acte à caractère terroriste.”

Sauf que les signaux responsables d’une telle situation existaient bien avant l’élection. Parce que la violence est aussi verbale. L’incitation à la haine et aux troubles à l’ordre public sont aussi condamnables que les actes eux-mêmes.

A ce titre, nous interpellions le procureur de la République sur ces aveux publics arguant que les actes de confrontation entre les partisans de Jean Ping et les forces du maintien de l’ordre semblaient prévus d’avance. C’est en tout cas ce que rapportent plusieurs témoignages ( Lire – #241DDR – Le procureur face aux accusations de violences planifiées par la coalition Jean Ping ? Bruno Ben Moubamba, Ndong Sima… Pacceli Bikoro) :

BRUNO BEN MOUBAMBA

Alors qu’il participait à une émission sur internet en Septembre 2016, bien avant son entrée au gouvernement, il affirmait déjà que ” LA STABILITÉ DU GABON EST MENACEE PAR JEAN PING ET SA GALAXIE (vidéo)!”

Plus loin, en Janvier 2017, il rebelote sur son Blog Mediapart [Gabon / Bruno Ben Moubamba : « Il faut arrêter jean Ping !], suivant la présentation des vœux à la Nation de Jean Ping en ces termes :

« Nous nous élevons contre ces faits et interpellons le Ministère Public afin qu’il prenne ses responsabilités face à ces graves provocations répétées contre l’autorité de l’Etat.»

Le 30 Juin 2017, accordant une interview à la radio panafricaine Africa No 1, il lançait gaillardement dans un propos relayé par nombre de médias dont Gabonreview qu’un plan de violences était prévu par la coalition Jean Ping: Présidentielle 2016: «Un plan de violences était prévu», dixit Bruno Ben Moubamba

Le déjà Vice-Premier Ministre ajoutait sans sourciller que :

«Les grands opposants qui se sont présentés aux élections avaient un plan de violences. Moi-même j’ai failli être associé à cela. Raison pour laquelle je me suis retiré et que je n’ai pas soutenu le candidat unique puisqu’un plan de violences était prévu.
Je ne voulais pas m’associer à ce genre de choses. Si les gens sont morts au Gabon, c’est aussi en partie de la faute de la manipulation d’une certaine opposition qui a laissé penser que ça y est, on allait arriver à cette chose, Ali Bongo allait partir».

RAYMOND NDONG SIMA

Egalement ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, arrivé en quatrième position, Raymond Ndong Sima, sans pourtant émettre des accusations nommément comme le précédent, laissait aussi penser dans une tribune publiée le 01 Octobre 2016 sur internet que des violences ont été planifiées. Intitulée : Démocratie, que tu es loin !  Le propos affirmait dès son entame : 

« J’ai le courage de mes opinions et je les revendique.

Je n’appartiens pas à cette catégorie de pyromanes qui jettent de l’huile sur le feu en poussant la population à l’affrontement et à l’insurrection, à mains nues, contre des troupes légales entraînées et armées sans, en contrepartie, vouloir en assumer les conséquences.

Je n’envoie pas aux gaz et aux balles (en caoutchouc ou réelles) une jeunesse dont une partie est excitée par des consommations de produits qui lui font perdre la tête. Je ne peux pas adhérer à des stratégies qui se donnent des objectifs quantitatifs de morts dans le but de faire intervenir les Nations Unies.

Je ne compte pas sur les réactions épidermiques de certaines provinces qui ont les nerfs à fleur de peau et se posent généralement des questions après avoir réagi.

Je ne crois pas qu’une élection soit un rendez-vous que le pays se donne tous les sept ans pour s’insulter, se diviser, s’entretuer, en un mot, pour s’entredéchirer.

Je défends des positions difficiles, peut-être, mais claires et conformes à l’esprit républicain. Ma présence à la prestation de serment du candidat déclaré élu par la Cour Constitutionnelle a déclenché un déferlement d’injures et de menaces qui en dit long sur les convictions démocratiques de ceux qui les profèrent. »

Puis, prenant rendez-vous avec l’avenir, il poursuivit :

« Le temps des bilans vient et chacun devra répondre de ses stratégies et non chercher à s’exonérer et même s’absoudre de ses erreurs en couvrant d’injures ceux qui ont eu le malheur d’exprimer des points de vue différents. Et ce n’est pas le vacarme sur le net qui y changera quelque chose. »

Sommes-nous proches ou arrivés à ce temps des bilans ?

PACCELI BIKORO

Cette dernière question vaut tout son pesant d’or lorsque nous assistons à des défections et fissures au sein de la coalition. Des divergences politiques profondes quand Guy Nzouba Ndama, ancien candidat s’étant retiré au profit de Jean Ping, appelle à une participation aux législatives dont le nouveau report a été décidé par la Cour Constitutionnelle [ lire: Impossible calendrier et report illégal des législatives en avril 2018 ? ], tout en affirmant ne pas vouloir suivre le camp Jean Ping qui viendrait à les boycotter [JeuneAfrique]: Gabon – Guy Nzouba-Ndama : « Il faut savoir discuter avec son adversaire »

Pendant que Casimir Oye Mba, ancien candidat également retiré au profit de Jean Ping,  avait déjà émis le souhait de voir ce dernier et le Président Ali Bongo se dépasser pour sortir de ce qu’il qualifie de crise politique [Gabonreview]: Sortie de crise : Casimir Oye Mba invite Ali Bongo et Jean Ping à se parler

Parmi les nombreux mouvements de jeunes formés autour de la coalition Jean Ping, certains affirment détenir des preuves de ce que les violences post-électorales étaient planifiées par leur candidat et son entourage. C’est ce qui ressort des récentes révélations de Pacceli Bikoro, ancien membre actif du concept « Jean Ping, c’est dosé » [gabonreview : Pacceli Bikoro : «Jean Ping prévoyait d’attaquer l’armée gabonaise»].

Tenant sa conférence de presse à la Chambre de Commerce de Libreville le 21 juillet dernier, il fournit des précisions sur les contours de ses révélations, tout en se disant à la disposition des juridictions compétentes pour faire la lumière sur ses accusations publiquement portées. Il était prévu de:

« Lancer une attaque contre toutes les forces armées et de défense du Gabon. Ce plan consistait à fabriquer des cocktails extrêmement toxiques à base de produits importés. Il consistait concrètement à faire le mélange de tous ces produits et laisser fermenter quelques minutes. Après inhalation, ces cocktails entraînent une perte de connaissance immédiate et dans certains cas la mort en moins de dix minutes ».

Des jeunes auraient été recrutés pour la mise à exécution du « plan machiavélique ». Ceux qui ont le bon souvenir se rappelleront qu’une bonne partie des rues de Libreville avait été le théâtre d’incendies simultanés. Le point culminant ayant été atteint avec l’incendie de l’Assemblée Nationale. Selon le documentaire diffusé le jeudi 6 juillet 2017 par France 2 [Complément d’enquête « Le clan Bongo une histoire française ], l’acte criminel serait le fait des partisans de Jean Ping.

Que fera la Justice maintenant ? Nous posions déjà la question suivant les révélations contenues dans ledit documentaire [#DroitDeRéponse – Allô… Étrange silence du procureur Steve Essame Ndong face aux révélations de France 2 ? ].

Fin de citation

Le Gouvernement par son Ministre de l’Intérieur a fait une adresse suivant ce discours du 18 août de Jean Ping. Sieur Matha appelle au ressaisissement avant les sanctions :

DÉCLARATION DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR

“Ce 18 août 2017, dans une déclaration à ses partisans, Monsieur Jean PING, candidat malheureux à l’élection présidentielle du 27 août 2016, s’est à nouveau illustré par des propos séditieux menaçant gravement la paix, la cohésion et l’unité qui fondent notre vivre ensemble, en ce qu’ils:
– portent atteinte à l’indivisibilité de notre République;
– incitent au trouble à l’ordre public;
– appellent à l’insurrection et à la rébellion; toutes choses aux antipodes des valeurs démocratiques dont il se réclame pourtant.
Face à ces multiples dérives, et devant la gravité des faits, le Gouvernement de la République garant de la Sécurité des personnes et des biens, entend faire respecter et triompher le droit sur tout autre attitude.
C’est pourquoi, à l’endroit de ceux-là qui, commanditaires ou auteurs des faits, seraient tentés de défier l’autorité de l’Etat, en posant ou en perpétrant tout acte répréhensible, le Gouvernement les appelle au ressaisissement, à la soumission aux principes et valeurs qui fondent tout État démocratique, sous peine de voir opposés à eux, les affres de la loi que nul n’est sensé ignorer.

Fait à Libreville, le 18 août 2017.

Le Ministre de l’Intérieur de la Sécurité Publique et de l’Hygiène Publique chargé de la Décentralisation et du Développement Local.”

Lambert-Noel MATHA.

Affaire à suivre…

Meboon Môôn Meba Ondo

One thought on “#DroitDeRéponse | Jean Ping aux portes de la prison ou l’élève caché de Mengara qui donne raison à Aba’a Minko ?

  1. Dans la vie si tu ne craint pas Dieu c que tu as vendu ton âme au diable. Vous savez que Ali a volé au peuple gabonais sa victoire, qu’il a tué des gabonais comme des animaux. Mon frère qu’il le veuille ou pas, il ne terminera cette année sur ce fauteuil volé car la colère de Dieu n’est pas celle des hommes.

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