#InEdito – Du Besoin de voir toutes les jeunesses gabonaises s’unir face à tous les PDGistes (Pouvoir et Opposition) ?

Cet InEdito reprend une discussion Facebook. Suivant ce lien [Echange sur l’unité des jeunesses gabonaises ? ], son contenu et les commentaires en contribution. Parce qu’il va falloir à un moment que nous, jeunes, unissions nos forces pour mettre la pression à tous ces PDGistes au pouvoir et dans l’opposition. J’avais émis ce souhait à certains avant la campagne 2016… mais, ici, les jeunes aiment bien se faire caporaliser. Avoir des “Grands”. A croire que les jeunes de l’Afrique de l’Ouest sont plus intelligents que nous.

Que tu sois de l’UPG, UN, DIASPORA, PDG (on ne sait jamais), ou sans bord… Quand on créera cette synergie… chacun dans ce qu’il sait faire au bénéfice du groupe… Je commencerai à avoir un réel espoir. Mais, pour l’instant, ils peuvent tous continuer à se foutre de nous.

C’est ce courage qui manque à la jeunesse gabonaise qui a peur de se responsabiliser et de se détacher des vieux schémas. Quand je l’entends dire “on ne peut rien sans les (anciens?) PDGistes”. Que ceux qui créent les problèmes font partie de la solution. Je suis contre cette pensée. C’est de la lâcheté !

Il y a une part de bon sens dans le “ni, ni” de Paul-Marie Gondjout. Mais sans le laisser en être l’artisan.

Je rêve peut-être… Mais… Personne ne nous respectera avant cela.

[Je comprends l’inquiétude de mon Type Ézazik Le Mondiologue dans les commentaires ici. Elle a sa part de pertinence. Sauf que, dans mon propos, le vocable “jeunes”, encore une fois, ne renvoie pas au critère d’âge stricto sensu. Encore moins à un débat de personnes (Bongo, Chambrier, Ping, Ndong Sima, Moukagni, Ali Akbar, Divungui, Moubamba, Eyéghé Ndong… ).

Si nous considérons que le Parti Démocratique Gabonais dirige le pays et tous les cercles “des pouvoirs” depuis au moins 1968 (voire 1953 avec le BDG – Le Bloc Démocratique Gabonais), il tombe sous le sens que tout ce qui viendrait à s’imaginer en dehors de ce schéma est “jeune”.

Ainsi, l’UPG, L’UN, et toutes les coalitions qui se sont formées depuis le HCR dans les années 90, jusqu’au Front Uni, l’USP, ou maintenant la Coalition pour la Nouvelle République (sans jamais devenir une organisation politique officiellement structurée) sont des entités jeunes par rapport au PDG.

C’est dans cette optique qu’il faut analyser l’acception que je donne à mon expression ici.

Nous n’allons pas inventer l’eau chaude en 2017. Et rien n’exclut de prendre en considération les remarques pertinentes de chacune et de chacun ici. Sur la classe sociale ou la formation et j’en passe. Ce serait justement un lieu du débat en continu. Rien n’est figé dans du Marbre. Mais il faut bien commencer quelque part. Le débat ne porte pas sur le critère d’âge. J’avais déjà dit que cela n’a rien à voir avec la logique du FUJO.

Les mouvements dits “jeunes” se sont toujours constitués dans le monde pour influencer positivement l’avenir des Etats. Jeunes parce que la référence est souvent ce rapport aux milieux scolaires et universitaires.

C’était le cas dans les années 90 au Gabon mais je ne pense pas avoir le souvenir que ces “jeunes” aient pu se constituer en mouvement indépendant sans se fondre dans le PDG, au Morena, au PGP, l’UPG, ou dans les Bûcherons dirigés par des personnalités qui n’avaient plus rien à voir avec le milieu scolaire ou universitaire.

Par contre, nous voyons qu’en parallèle, en Côte d’Ivoire par exemple (mis à part les guerres), la FESCI ( la Fédération Estudiantine et Scolaire de CI) a produit des “jeunes” qui sont aujourd’hui incontournables et respectés. Que ce soit au pouvoir ou dans l’opposition. L’un d’eux est actuellement Président de l’Assemblée Nationale. Pendant que ses semblables au Gabon (et de la même génération 90) rasent les murs ou se cachent derrière d’autres adultes.

Pourtant… Les ivoiriens avaient aussi un Houphouët-Boigny. Comme les gabonais avaient un Omar Bongo. Avec les mêmes ramifications auprès de la France (et ses réseaux officiels et/ou officieux) sur tant de plans. On me dira “démographie”… Je dirai que chaque peuple intelligent surmonte ses problèmes. Le Japon n’est pas la Chine ou les USA. Mais, économiquement et avec son industrie, sa voix compte. Il faut faire confiance à l’intelligence humaine.

J’ai même cité les restrictions constitutionnelles. Personnellement, dès que la loi permet l’éligibilité( Être Président de la République, Député, Sénateur, Maire, conseiller municipal), on sort automatiquement de la jeunesse. Puisqu’on est a priori apte à gérer la chose publique à un échelon donné. Et c’est à ce stade que je rejoins Paule Ferrarie et Vincent Legault.

Par ailleurs, Jules-Florent Eya souligne un point important. Le “noeud gordien” qui est la question financière. C’est la principale faiblesse et une question éminemment prioritaire à régler si cette synergie doit voir le jour.

Et Paule Ferrari l’a aussi dit plus haut. Je l’ai lue. Gage de notre indépendance, de notre liberté de ton et d’action.

Or, si nous sommes absents au Parlement, dans les conseils municipaux, etc., comment se financer ? Nous savons que c’est ainsi que les mouvements politiques se financent en partie à travers leurs élus.

Mais avant, cette synergie doit comprendre un noyau de personnes qui se cotisent sur une périodicité à définir.

Je ne doute pas de notre intelligence commune à trouver d’autres solutions.

Par exemple, le mouvement peut être propriétaire de petites entreprises, de commerces, de cabinets, de compagnies de Taxis et autres qui, non seulement occuperaient professionnellement certains parmi nous, mais assureraient aussi un auto-financement de la structure. Sans le besoin de replonger dans les vices que nous connaissons tous à aller cogner aux portes de ceux qui ne souhaitent pas voir ce type de jeunesse émerger dans notre pays.]

Le débat reste ouvert…

Bon début de semaine sur @241DDR

Meboon Môôn Meba Ondo

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :