lun. Juil 15th, 2019

#DroitDeRéponse: Le quotidien « L’Union » exige à l’Union Nationale un payement du droit de réponse!

Alors que la déclaration de l’Union Nationale en date du 1er juin 2017, relative à la loi de finances rectificative 2017 n’a nullement été publiée, ni même traitée par le quotidien « L’Union », le Gouvernement a choisi ce média pour répondre à ladite déclaration.

Sans opposer à cette réponse, la déclaration de l’Union Nationale qui l’aurait suscitée, la rédaction de « L’Union » s’est contentée de publier, moyennant la coquette somme de trois millions (3 000 000) de francs CFA, la réaction du Gouvernement, faussant ainsi l’équilibre de l’information. Les lecteurs de ce journal ont dû chercher sans la trouver dans leurs archives, la déclaration à laquelle répondait le Gouvernement.

Ayant été nommément citée comme principal destinataire de cette réponse du Gouvernement, possibilité a donc été de ce fait, été donnée à l’Union Nationale, d’user du « droit de réponse » que lui confère le Code de la communication, en ses articles 12 & 13 qui disposent que :
Article 12 : « Tout professionnel de la communication est tenu de diffuser gratuitement, dans un délai de 48 heures, un droit de réponse ou de rectification, dans les conditions techniques et d’audiences équivalente à celle du contenu mis en cause. (…)
L’élément de réponse ou de rectification doit être publié dans le même format que le contenu incriminé, sans commentaire. »

Article 13 : « L’exercice du droit de réponse ou de rectification se prescrit par trois (3) mois à compter de la date de diffusion du contenu jugé litigieux »

Conformément à ces dispositions du code de la communication, et dans le souci de donner un éclairage complémentaire à l’opinion publique et aux partenaires du Gabon, afin que la confusion dont le Gouvernement a le secret de création ne distraie pas les esprits sur un sujet d’importance aussi capitale, l’Union Nationale a décidé de déposer le dimanche 11 juin 2017 à 10 h, son droit de réponse, à la rédaction du quotidien « L’Union ».

En violation de la déontologie journalistique, et de l’article 12 du code de la communication qui dispose que « Tout professionnel de la communication est tenu de diffuser gratuitement, un droit de réponse », celle-ci a exigé de l’Union Nationale, le payement d’une somme de trois millions (3 000 000) de francs CFA, ainsi que l’aurait fait le Gouvernement pour publier sa réponse dans leur canard.

Un refus élégant de publier le « droit de réponse » de l’Union Nationale qui s’insurge contre un comportement si peu orthodoxe, et invite le Gouvernement à organiser un débat radiotélévisé sur la loi de finances rectificative 2017, afin de d’apporter plus de lumière aux Gabonais sur la question.

Le Commissaire National
à la Communication et à la Culture

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